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lephilosophe
Description du blog :
lephilosophe aide les étudiants de terminale à préparer leur épreuve de philo au bac.
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Blog Actualité
Date de création :
22.06.2007
Dernière mise à jour :
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L'inconscient se dévoile

L'inconscient se dévoile

Publié le 22/06/2007 à 12:00 par Erasme

Freud décrit notre psychisme de la manière suivante : le moi, le ça (l’inconscient), le surmoi. Le surmoi est un censeur. Hérité de notre culture, il sanctionne les pensées asociales tel l’envie de meurtre, ou les traumatismes, trop douloureux. Ce refoulement intervient lorsque la pensée se présente à la conscience pour être immédiatement propulsée dans l’inconscient.

Freud tente d’illustrer ce schéma avec le mythe d’Œdipe, qui donnera naissance au complexe d’Œdipe. Il raconte l’histoire tragique de Laïos et Jocaste, couple ensorcelé par Apollon, destiné à donner naissance à un fils qui tuerait son père et épouserait sa mère. Lorsque l’enfant naquit, le père s’empresse de l’éloigner de sa cité. Un berger le recueille. Lorsque l’enfant apprend qu’il n’est pas son père, il part à la recherche de ses parents. Il tombe par hasard sur Laïos et le tue sans savoir qu’il est son père. Il poursuit sa route vers Thèbes où règne le Sphinx, une divinité qui tue tous ceux qui ne peuvent résoudre son énigme : quel animal marche à quatre pattes le matin, à deux le midi, à trois le soir ? Œdipe répond l’humain, qui apprend à marcher dans l’enfance et s’aide d’une canne pour terminer sa vie. Le Sphinx meurt. La destruction de ce fléau donne à Œdipe le droit d’épouser Jocaste, sa mère. Lorsqu’il apprend que c’est sa mère et qu’il a ainsi couché avec elle, il se crève les yeux et Jocaste se pend.

Pour Freud cette histoire est empreinte de sa théorie sur l’enfance. Pour lui, chaque enfant avant six ans traverse, et même surpasse ses désirs primaires : tuer son père et violer sa mère. Ce complexe d’Œdipe joue un rôle prédominant dans les fondements de la psychologie moderne. L’enfance a en effet un statut particulier dans le développement de la psychologie de l’adulte. Ainsi souvent il faut remonter à l’enfance pour comprendre les maux dont souffre l’adulte. Ces vérités sur notre nature sont très crues. C’est pourquoi le surmoi refoule ce genre de pensées et de sentiments primaires.

L’inconscient nous l’avons vu, limite la souveraineté de la conscience sur notre être. Pourtant l’interaction que l’on vient de décrire, et l’existence d’un surmoi, qui dénote une forme de conscience et de connaissance de soi, montre que tout n’est pas unilatéral. La conscience ne fait pas qu’obéir aux pulsions de l’inconscient en intellectualisant les fins de ces mêmes désirs. La conscience exprime une existence en confrontation avec l’inconscient. La conscience est le premier pas psychique de sociabilité. Elle détient donc bien notre humanité. La démonstration de Descartes, est une pensée qui doit être comprise comme la révélation de l’humanité à elle-même. Quant à la volonté de Schopenhauer, elle tente de décrire un sujet absolu et englobé dans cette même notion. La description classique du sujet porte les fondements de l’humanité à l’idée de l’humanité. La conscience d’une inconscience prouve que l’homme prolonge son essence. Il n’est pas observateur d’un lui-même, il est lui-même. Plus il cherche à se définir, plus il devient lui-même, non des fruits de sa recherche qui le définissent, mais du fait même de l’action de recherche. Nietzsche dit que c’est l’homme qui doit être dépassé. En réalité, l’homme se dépasse incessamment en pensant.



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:: Les commentaires des internautes ::

ver00 le 02/05/2009
Si la pensée dépasse l'homme, c'est pour ça que je me suis perdue.Par mon expérience, penser, oui,mais pas trop longtemps seul ,sinon, la découverte d'un monde intérieur spirituel auto satisfaisant rend très vite le réel fade. Et, alors, bonjour la maladie mentale !
http://inconscience.blogvie.com.centerblog.net